Le jeu politique de l’été : Noël 2027

Choisis toi-même la fin de cette histoire monétaire et financière ! Laisse un commentaire ci-dessus

23 décembre 2027

Il pleut sans discontinuer sur toute l’Europe depuis 10 jours maintenant. C’est à peine si l’on distingue le jour de la nuit tellement le ciel est plombé par ces nuages qui déboulent par vagues successives sans interruption. Il n’a pas encore neigé à Rovaniemi, la ville du père Noël, au nord de la Finlande. La neige a presque deux mois de retard et les températures n’incitent pas à l’optimisme. Noël sera gris cette année.

Partout en Europe, les rivières et les fleuves débordent inondant routes, habitations, immeubles, usines, voies ferrées. Des centrales nucléaires au bord de l’inondation ont été arrêtées et l’approvisionnement électrique vacille. L’économie ne tourne plus qu’à 54% de son potentiel. Déjà que l’été a été terrible avec la plus longue période de sécheresse jamais enregistrée. Les récoltes ont été dramatiquement réduites. La récolte de blé en France, traditionnel grenier de l’Europe, suffira à répondre aux besoins des français mais sans excès et la récolte en Ukraine, grenier de réserve, n’a guère été meilleure. Les prix des denrées alimentaires se sont envolés, la population grogne partout. Pas de travail, pas d’argent, pas de quoi se nourrir en suffisance, pas d’électricité, de l’eau partout, pas de possibilité de se déplacer. Les manifestations se multiplient, parfois violentes Les gens commencent à avoir faim. Un parfum d’insurrection règne, s’il n’y avait la pluie incessante pour doucher les ardeurs, il est certain que les dégâts auraient été multipliés.  Noël sera triste cette année.

Seuls les rares nonagénaires survivants de la pandémie de grippe de 2025, survivants de la canicule de cet été qui, jeunes enfants, ont connu la seconde guerre mondiale se souviennent avoir vécu des moments aussi désespérément tristes. Le jeudi 28 octobre, je m’en souviens bien c’est le jour anniversaire de la naissance de ma fille, les bourses mondiales ont reculé violemment, les bourses européennes particulièrement. Depuis, l’Euro recule sans cesse sur les marchés. Il faut dire que depuis 2009, la banque centrale européenne multiplie les opérations non conventionnelles. Elle achète à tour de bras de la dette publique, des dettes privées, des actions d’entreprises. A ce qu’il paraît, elle envisage à présent de racheter des terres agricoles. Trop d’argent circule, les Etats, les entreprises et les particuliers ont trop de dettes. Avec des taux d’intérêt réduits à zéro depuis 18 ans maintenant, les épargnants sont dégoûtés de leurs assurances retraite lessivées par ces taux bas et une inflation qui remonte depuis quelques années. Les futurs retraités ne sont pas sûrs de leur future pension. Tous les pays européens semblent à bout de souffle. Noël sera moche cette année.  

Alors que la moitié des délégations n’ont pu faire le voyage et qu’elles y ont participé par vidéo-conférence, le sommet du Conseil européen de Bruxelles se termine sur un nième échec. L’Europe semble incapable de se définir une stratégie de sortie de crise. Le chacun pour soi règne, l’Italie et la Grèce menacent de quitter la zone euro s’ils ne sont pas aidés. Ce serait la fin de l’Union européenne. Noël sera noir cette année.  

A partir d’ici, toi lecteur, tu choisis la fin de l’histoire ! Que choisis-tu « le plan AKK » ou « Il dolce accordo » ?

Le plan AKK

Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommée AKK, Chancelière allemande, ex-présidente de la CDU est descendue à l’hôtel Amigo, l’un des palaces bruxellois fréquenté par les grands de ce monde. Elle est à la tête d’un gouvernement minoritaire soutenu au parlement par l’AfD, parti néo-nazi ouvertement anti-européen.

Elle a invité, ce soir pour un repas de la dernière chance la Présidente française, Marine Le Pen, ex-présidente du Rassemblement national, l’indéboulonnable premier ministre conservateur néerlandais Mark Rutte et l’Italien Matteo Salvini, premier ministre italien à la tête d’un gouvernement populiste.

AKK, consciente que sans le marché européen l’Allemagne s’effondrera, veut garder un semblant d’Europe et est prête à faire un effort. Inspirée par une vieille proposition des sociaux-démocrates allemands et français, elle propose la création d’une banque européenne de la transition verte dont le capital serait souscrit conjointement par les pays au prorata de leur PIB. Cette banque aurait des capacités d’emprunts sur les marchés financiers et la capacité de se refinancer auprès de la BCE.

Les sommes ainsi récoltées par cette banque de la transition seraient mises à disposition des Etats membres sous forme de prêts à un taux d’intérêt à moins de 0,5%. Les éventuelles pertes de la banque seraient couvertes par la  garantie conjointe des Etats membres via le budget de l’U.E. qui en serait diminué d’autant. Les Etats membres seraient ainsi solidaires dans l’adversité et montreraient leur volonté d’avancer dans la cause écologique.

AKK ajoute que l’Allemagne prêterait à taux zéro sur une durée de 30 ans les sommes nécessaires aux Etats fragiles pour libérer le capital de banque. Bien sûr, l’Italie et la Grèce bénéficieraient de cet avantage. On pourrait également faire quelque chose pour la France dont l’endettement frise les sommets de l’Himalaya.

En échange, AKK demande des garanties de remboursement et propose que les principales participations d’Etat dans des outils industriels, financiers, technologiques et les brevets des universités et centres de recherche soient attribuées à un fonds de garantie cogéré par l’Allemagne, fonds qui servirait à épurer les éventuels défauts de remboursement des pays bénéficiaires. Elle demande également à la France, grand de l’Europe, de mettre 35% de son stock de blé à la disposition d’un organisme répartiteur européen. Il se chargera de répartir équitablement ce blé entre tous les pays de l’union en échange de quoi, il serait demandé aux Etats membres d’acheter de l’armement français, chars, navires, avions, sous-marins, etc. pour un montant encore à fixer à répartir selon la clé PIB.

La surprise marque les réactions des convives. Mark Rutte a très poliment et très proprement déposés ses couverts depuis un certain temps déjà et s’est essuyé la bouche avec sa serviette immaculée en gardant son sourire diplomatique. Mais la buée sur ses lunettes en dit long sur son humeur. Il rappelle les vertus de la rigueur, la nécessité pour chacun de faire des sacrifices tout au long de la vie pour gagner le paradis et dénonce le recours systématique à la solidarité de ceux qui travaillent d’arrache-pied. Il rappelle que son pays fait face, seul, aux inondations simultanées du Rhin, de la Meuse et de l’Escaut, que les barrages sur la mer du Nord tiennent au prix d’efforts sans fin. Pour lui, seul un comportement exemplaire permettra de sortir de l’impasse actuelle, il se demande d’ailleurs si les conditions météorologiques actuelles ne devraient pas être perçues comme un message du Seigneur.

Après avoir avalé de travers son dernier morceau de sole belle-meunière, Matteo Salvini se lève, fait le tour de la salle à manger en éructant que jamais l’Italie ne sera vassale de l’Allemagne, que jamais elle lui permettra de faire main basse sur ses bijoux de famille, que c’est Mussolini qui a inspiré Hitler et non l’inverse.

Marine Le Pen, tout en bouillonnement maîtrisé affirme sur un ton doucereux, mâchoires fermées que la France n’a pas besoin d’être aidée financièrement, qu’elle est heureuse de voir l’Allemagne enfin reconnaître la supériorité du matériel militaire français que son pays essaie de lui vendre vainement depuis des décennies à elle et à l’ensemble des partenaires européens avides d’armes américaines, particulièrement des avions mais que non, décemment, elle ne peut pas priver son peuple de sa nourriture. Le rationnement n’est pas acceptable, le peu de récolte sauvé l’a été au prix de sacrifices surhumains des agriculteurs français. Au mieux, elle pourrait annoncer que la France, solidaire comme toujours de ses éternels amis européens, pourrait donner 5% de sa récolte de blé au titre d’aide humanitaire, notamment pour aider son grand voisin et ami l’Allemagne. Bien sûr, elle accueillerait avec bienveillance toutes les propositions portant sur l’armement français et pourrait proposer à son parlement de réserver 15% supplémentaire du stock de blé pour les vendre à ses partenaires européens au prix du marché mondial.

AKK répond qu’elle ne peut pas se présenter devant son parlement en recevant l’aumône alimentaire de la France tout en payant, encore une fois, pour l’ensemble de l’Union européenne. L’AfD la dézinguera immédiatement, elle devrait donner sa démission et elle ne peut garantir que le résultat des urnes lui sera encore favorable.

Les discussions durèrent toute la nuit sans progresser et, conscients des risques liés à un aveu d’échec, ils décidèrent de ne pas décider et de réaborder cette question lors de leur prochaine rencontre dans un mois. D’ici là, chacun était invité à réfléchir au plan que tous appelaient déjà « le plan AKK ».

Vers 4 heures du matin, les protagonistes et leurs conseillers convinrent qu’il fallait absolument sortir un communiqué rassurant les populations et les marchés financiers, communiqué qui devait démontrer l’union des Etats membres. Ils y soulignèrent enthousiastes qu’ils avaient convenu d’examiner un nouveau plan, le plan AKK qu’ils tenaient à ne pas dévoiler pour l’instant tant son contenu était révolutionnaire et porteur d’espoirs.

A 9 heures, les marchés financiers ouvrirent, l’euro connu une chute brutale de 15% face aux autres monnaies mondiales, les bourses européennes reculèrent de 25% et l’on vit des fonds spéculatifs chinois, japonais, coréens, arabes, américains, norvégiens et autres se ruer sur les titres européens. Des entreprises entières passèrent ce jour-là, aux mains de groupes, de fonds, d’entreprises étrangères. C’en était fini de l’Europe, sa lumière s’est éteinte ce jour-là.

Il dolce accordo

Or, depuis quelques mois, face à la dégradation des conditions économiques, écologiques et sociales, un groupe de travail européen informel rassemblant des membres issus de petits partis démocratiques souvent minorisés dans leurs propres gouvernements et leurs propres parlements travaille discrètement sur le thème de « L’Europe de demain ».

Ce groupe est composé principalement d’écologistes mais aussi de libéraux sociaux, de chrétiens progressistes, de socialistes laïques anticapitalistes, de mouvements spiritualistes issus de l’islam, du protestantisme, du bouddhisme, New Age, Gaïa et de la franc-maçonnerie préoccupés par le futur de la terre et de l’humanité. Si le poids politique de ce groupe est faible, il pressent que le type de solution qu’il préconise est de plus en plus apprécié par la population lassée des réponses offertes par la politique traditionnelle et par les partis populistes.

Le groupe s’est entouré de quelques personnalités scientifiques et prend ses décisions en appliquant la méthode participative appliquée avec succès par un expert belge reconnu pour ses talents dans l’animation des processus collectifs de prises de décision. « Pas de vote, pas de pression, pas de compromis, rien que du consentement » comme il s’amuse à répéter sans cesse.

Au fil de leurs échanges, de leurs rencontres, le groupe a déjà pu progresser sur des principes clés fondateurs de l’Europe de demain. Ce qu’ils appellent « le socle européen » qui comprend :

  • Une politique industrielle européenne rénovée basée sur l’écoconception et la circularité de l’utilisation des matières.
  • Un modèle agricole basé sur l’agro-écologie.
  • Une société décarbonée avec un modèle énergétique basé sur l’électricité avec production électrique renouvelable, réseaux interconnectés et moyens de stockage dont l’hydrogène et l’ammoniac.
  • Une attribution par pays de quotas de CO2 dégressifs dans le temps.
  • Une recommandation d’attribution d’une partie de ces quotas sous forme de carte individuelle de crédit carbone.
  • Une mobilité propre comprenant le TGVe, le train à grande vitesse trans-européen, le trolleycamion et le trolleybus sur autoroute, l’auto-partage, l’arrêt de la détention individuelle de voitures.
  • La rénovation énergétique des bâtiments publics et privés.
  • Les droits civils et politiques et devoirs liés à la citoyenneté et à la résidence européennes.
  • Un revenu de base socle, une couverture de soins de santé socle.
  • Une fiscalité et une para fiscalité européenne socle avec une taxation carbone, progressive dans le temps, attachée à un régime de restitution aux frontières, une cotisation sociale européenne sur tous les types de revenus et un impôt européen socle sur les bénéfices des entreprises multinationales.
  • Afin de favoriser le recyclage et la réutilisation, une taxe sur la valeur soustraite du patrimoine commun, inspirée de la taxe C02, s’appliquant sur toutes les extractions de la terre de matières et énergies non renouvelables. Un régime d’égalisation aux frontières sera également appliqué.
  • Un vaste plan de restauration de la biodiversité impliquant la création de couloirs européens de la biodiversité, vastes territoires naturels interconnectés à travers toute l’Europe reliant toutes les zones naturelles dans lesquelles, par traité, l’homme sera considéré comme l’invité de Gaïa, hôte de passage de la nature. Aucune nouvelle construction n’y sera plus faite et progressivement au cours du siècle prochain les êtres humains s’en retireront.

Ce plan pour l’Europe de demain est ambitieux mais, à ce stade, il lui manque encore le volet financement. Si la liste des souhaits peut être allongée à l’infini, la profondeur du portefeuille est limitée. Et le groupe butte toujours sur ces mêmes écueils :

  • L’endettement public n’est plus une option
  • Le secteur privé voudra bien financer les pans rentables du projet surtout s’ils sont privatisés. Mais les projets non rentables ? Investir dans des zones naturelles non accessibles à l’homme, des zones dont on ne pourrait tirer aucun profit ? La réponse sera « non » !

On en est là en cette triste veille de Noël. Une trentaine de membres du groupe, essentiellement des politiques, se réunissent en « after-summit » à l’hôtel Dolce de la Hulpe en forêt de Soignes, une magnifique hêtraie en périphérie de Bruxelles. Ils s’attendaient à l’échec de ce sommet. Eux, veulent réussir et conclure ce soir. Ils ont déjà tellement progressé. Ils veulent marquer le point avant Noël, ce pourrait être un magnifique symbole de renaissance.

Le sous-groupe de travail « financement », composé de représentants de la majorité des Etats membres vient présenter sa proposition finale. Le plan de financement repose sur des idées très simples, immédiatement compréhensibles par la population :

  1. Les investissements dans les biens publics et les biens communs, y compris la réparation de la nature, donc tous les projets jugés non rentables et à long terme, seront financés par don monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) sous forme de certificats de biens communs échangeables en euros auprès de la BCE après un délai de 5, 10, 20, 30 ou 50 ans. Ces certificats seront porteurs d’un taux d’intérêt couvrant l’inflation plus un rendement net de maximum 1,0%. Ces certificats de biens communs seront donnés aux autorités publiques nationales à la vitesse d’avancement de leurs travaux dans des proportions équitables en fonction de la population, du PIB et de leur état écologique. Ces certificats de biens communs pourront être utilisés comme moyen de paiement. Une limite de droit de tirage sera fixée avec la BCE. A priori, on pense à 5.000 milliards d’euros en 10 ans.
  2.  Les dettes publiques détenues par la Banque centrale sont transformées en dette non exigible, 30% de la dette publique de l’ensemble des Etats membres de la zone euro disparaît ainsi d’un coup sans léser la moindre personne. Il s’agit d’environ 4.000 milliards d’euros.
  3. Les déficits publics conjoncturels seront financés par des prêts à taux zéro de la BCE. En effet, le groupe juge que le paiement d’intérêts sur la dette publique à des personnes privées constitue une forme de privatisation de l’impôt, une forme d’accaparement privé du bien commun. Il trouve que c’est moralement condamnable et désire l’interdire.
  4.  Toutefois, considérant que la mauvaise gestion publique doit être sanctionnée, les déficits publics structurels doivent être financés par le secteur privé aux conditions financières du marché. Dans le nouveau contexte monétaire et financier, il s’agira d’une grave sanction pour le pouvoir politique en place.
  5. Un nouveau système de comptabilité publique est proposé, il comprendra, comme aujourd’hui, un volet budgétaire relevant les opérations mais également un volet patrimonial permettant d‘enregistrer les investissements, les amortissements et l’état des infrastructures publiques et du patrimoine naturel public.
  6. Avec la même philosophie, un nouveau système de comptabilité nationale sera mis en place afin de permettre l’enregistrement du patrimoine naturel comme une richesse du pays qui doit être présentée comme telle dans la statistique officielle.

Bien sûr, de nombreuses questions portant sur ces fameux certificats de biens communs sont apparues. Il fut démontré que ces certificats constituent de l’argent gratuit pour les Etats, qu’ils doivent obligatoirement l’affecter aux investissements de reconstruction écologique, que cela ne créera pas d’inflation parce qu’ils sont mis en circulation progressivement sans être de la monnaie utilisable pour la consommation par la population. En outre, ils constituent un très bel outil d’épargne sûre et protégée pour la population. Les entreprises qui recevront ces certificats pourront facilement les revendre ou pas aux banques, fonds de pension, entreprises d’assurance qui seront heureux de retrouver un produit financier sain, sûr et utile.

Evidemment, cette solution paraît avantageuse à tous mais il reste un problème en suspens… Un grave problème en suspens… Le conseil scientifique du groupe a confirmé que le renouvelable ne suffirait pas pour alimenter l’Europe électrique et que la seule solution est de mettre en œuvre du nucléaire, en particulier de 4ème génération, comme le réacteur Myrrha en Belgique. Ils affirment que les réacteurs à neutrons rapides permettront aussi d’éliminer les déchets nucléaires des centrales actuelles. Le conseil scientifique annonce que la solution est concrète et réaliste parce que basée sur des technologies existantes, sans risques liés à l’exploitation et surtout qu’elle garantit l’objectif de réduction du CO2 et la continuité de l’approvisionnement. De plus, avec la 4° génération, on pourrait éviter tout risque de prolifération nucléaire.

C’est évidemment la partie la plus difficile pour tous les écologistes présents. Le nucléaire, ils n’en veulent pas. Traditionnellement, les français y sont plus ouverts, il faut dire qu’ils ont déjà, à l’heure actuelle, la production électrique la moins carbonée d’Europe grâce à leurs centrales nucléaires et leur hydroélectricité mais ils ont aussi une montagne de déchets nucléaires à traiter.

L’ombre du désastre plane sur la réunion mais les français affirment qu’ils pourraient d’autant mieux défendre, auprès de leur population, l’idée de donner 25% de leur récolte de blé en solidarité avec les populations de l’UE que l’on propose une solution qui pourrait pérenniser cette filière industrielle.

Et là, on a senti que les choses se débloquaient, lors du débat participatif, les écologistes ont fini par dire que bien qu’opposés au nucléaire, ils consentent à ce que cette solution soit étudiée de manière approfondie moyennant la condition non négociable que si ce type de solution devait être acceptée un jour, le contrôle du nucléaire resterait intégralement dans les mains du secteur public civil et sous la surveillance d’autorités indépendantes jouissant d’un large mandat de vérification  et de moyens financiers adéquats. Cela parut être des conditions tout à fait légitimes et bien compréhensibles à tous.

L’accord était donc conclu ! Le champagne est commandé et coule en abondance, c’est la joie parmi les participants qui rédigent un communiqué de presse annonçant « Il Dolce Accordo » en clin d’œil à leurs amis italiens et en référence au nom de l’hôtel qui les accueille.

Le « doux accord » fut accueilli de manière dithyrambique par la presse internationale. Il ouvre de nouvelles perspectives pour l’Europe. Bien sûr, le chemin serait difficile mais enfin, il y avait un chemin, une vision. Et la presse internationale s’accorda à dire que, décidemment la lumière brille à nouveau en Europe et que Noël est bien le jour de la renaissance.

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7 réflexions sur « Le jeu politique de l’été : Noël 2027 »

  1. Money for nothing 19 juin 2020 — 12 h 53 min

    Amusant et réaliste !

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  2. Super outil pour faire réfléchir sur du concret qui colle aux réalités. A largement diffuser pour que ça fasse le buzz.

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  3. Le 2 bien sur. Super pédagogique, colle à la réalité. A diffuser partout.

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  4. Merci de rêver à un Monde nouveau et deb esquisser les contours.

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  5. Flippant… Envoyé depuis mon smartphone Samsung Galaxy.

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  6. interpellant…une nouvelle facon de se mettre en reflexion…utile!

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  7. Je suis toujours émerveillé par les climatologues qui savent quel sera le climat dans 10, 20 ou 80 ans alors que les météorologistes, eux, ne sont pas capables de prévoir à plus de 15 jours. Comprenne qui pourra.

    Plus interpellant pour moi est que ce plan fait l’impasse sur la diversité des économies européennes et qu’aucune convergence n’apparaît dans ce plan. On y décrit un beau plan de travail, des moyens financiers pour les mettre en oeuvre, mais les économies vont continuer à diverger puisque rien n’est prévu pour une quelconque convergence.

    Il faudra aussi que la démocratie s’exprime sur un plan quel qu’il soit.

    Là où je trouve une belle idée, c’est d’évoquer le réacteur Myrrha à l’étude en Belgique. Le nucléaire propre (Myrrha, par exemple), peut-être plus que l’hydrogène, sera indispensable pour produire toute l’électricité nécessaire à tous ces moteurs électriques prévus dans le plan et remplacer le gaz ou le pétrole… si on y arrive un jour.

    Bravo pour l’exercice AKK. Toujours utile de faire réfléchir.

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